Saison 2017 2018

Pierre et le loup – Serguei Prokofiev

Décembre 2017 – Salle O. Messiaen – Grenoble. Pierre et le Loup est sans nul doute l’œuvre symphonique la plus connue de tout le répertoire jeunesse. Ce conte symphonique accompagne les enfants du monde entier à la découverte des instruments de l’orchestre symphonique, identifiant chacun des personnages de l’histoire. Entrez dans le monde de Pierre, une jeune garçon vivant avec son grand père dans la campagne russe.

Titre : Pierre et le Loup, de Sergueï Prokofiev.
Effectif : 6 violons / 3 altos / 3 violoncelles / 1 contrebasse / 1 flûte traversière / 1 Hautbois / 1 clarinette / 1 basson / 3 cors / 1 trompette / 1 trombone / 3 percussions.

Pierre et le loup

Pierre, un jeune garçon, vit dans la campagne russe avec son grand-père. Un jour, il laisse la porte du jardin ouverte : un canard profite de l’occasion pour aller nager dans la mare toute proche. Il se querelle avec un oiseau. À ce moment, un chat s’approche ; l’oiseau, alerté par Pierre, s’envole pour se réfugier dans un arbre.

Le grand-père de Pierre ramène le garçon à la maison en bougonnant et referme la porte, car le loup pourrait surgir. Pierre attend que son grand père s’endorme pour aller chasser le loup, Le chat monte se réfugier dans l’arbre pendant que le canard, qui, tout excité, était sorti de la mare, se fait avaler par le loup.

Pierre prend une corde et, en escaladant le mur du jardin, grimpe dans l’arbre. L’oiseau décide d’aller voltiger autour de la tête du loup pour détourner son attention. Pendant ce temps,Pierre forme un nœud coulant avec lequel il parvient à attraper le loup par la queue.

Les chasseurs sortent de la forêt. L’oiseau dit aux chasseurs qu’il y avait le loup dans la forêt et ces derniers vont aider Pierre. Mais Pierre les arrête car il a attrapé le loup. Tous ensemble entament une marche triomphale pour emmener le loup au zoo. Ils organisent une grande fête.

Sergueï Prokofiev

Sergueï Prokofiev est un compositeur russe de la première moitié du XXème siècle. Il produit une œuvre libre et non soumise aux règles de l’écriture. Il privilégie le rythme et l’association d’un lyrisme moderne et d’une inspiration plus sobre : ses musiques sont particulièrement adaptées au cinéma, notamment plusieurs films d’Eisenstein.

Dès l’enfance, Prokofiev montre des facilités pour l’apprentissage de la musique et pour la composition. Il étudie l’orchestration avec Rimski-Korsakov et affirme très tôt son anticonformisme. Au moment de la Révolution russe en 1917, Prokofiev choisit l’exil, ce qui lui permet de trouver le temps de composer. Après avoir écrit sa première symphonie, il crée à Chicago une œuvre essentielle dans sa carrière, l’opéra L’Amour des trois oranges, qui connait tout de suite un grand succès. Il continue à composer des œuvres nombreuses et diverses en Europe (concertos, symphonies).

En 1933, il décide de rentrer en Russie, attiré par les promesses que lui fait le gouvernement. C’est une autre période fructueuse (Roméo et Juliette, Cendrillon, Ivan le Terrible ) qui prend fin avec la guerre. Après de graves problèmes de santé, persécuté par l’URSS, Prokofiev s’éteint presque dans l’oubli, effacé par la mort de Staline le même jour.

Excepté la musique religieuse, Prokofiev a abordé tous les genres. Il a donné le meilleur de lui-même dans la musique pour piano et dans les œuvres chorégraphiques et cinématographiques. Et pourtant, réaliste, volontaire, tourné vers le concret et l’avenir, spirituel et provocateur, il n’en est pas moins un lyrique qui a toujours su adapter son invention mélodique aux divers styles qu’il a pratiqués.

La musique

L’œuvre est écrite pour un petit orchestre symphonique, presque un orchestre de chambre, tous les vents étant uniques sauf les trois cors. Prokofiev a su utiliser le caractère spécifique de chaque instrument pour décrire le tempérament et les particularités des personnages :

  • l’agilité — virtuosité de l’oiseau — flûte traversière et sa sonorité cristalline ;
  • le pataud — bucolique du canard — hautbois et son caractère pastoral ;
  • la félinité — légèreté du chat — clarinette et son espièglerie naturelle ;
  • le bougonnement — caustique du grand-père — basson et sa voix profonde ;
  • le lugubre — envoûtant du loup — trois cors et ses accords si sombres ;
  • le clinquant — réjouissance des chasseurs — cuivres / percussions et leur marche triomphale;
  • le spontané — simplicité de Pierre — orchestre à cordes et sa candeur naïve.

Quelques extraits

 

Pour aller plus loin, la boite à outils !

Retrouvez le texte intégral du conte et le dossier pédagogique, accessible à tous les inscrits !

Boite à outils

Les dates de représentation

Lieu Date Séance 1 Séance 2 Séance 3
Grenoble – Salle O. Messiaen Vendredi 15 Décembre 09H45 COMPLET 11H45

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